Découverte d'une une falsification tri-millénaire : le Deuxième Commandement interdit les mutilations sexuelles - Sigismond

From Peaceful Beginnings



"JE SUIS UN DIEU JALOUX QUI PUNIS

"LE CRIME DES PERES SUR LES ENFANTS

"JUSQU'AUX..." ARRIERE-GRANDS-PERES...

(Deuxième Commandement)



Le corps est le premier temple du sacré et la circoncision devrait être proscrite par une religion qui refuse les images dans ses temples. Les mutilations sexuelles infantiles (excision, circoncision) castrent les organes spécifiques de l'autosexualité. La psychologie, la psychanalyse et la sexologie contemporaine s'accordent pour voir dans ces pratiques, inventées par les sociétés puritaines, traditionnelles (Afrique, Moyen Orient, etc.) ou modernes (Australie, Canada, Nouvelle Zélande, Royaume-Uni et USA au 19ème siècle), une répression particulièrement sévère de l'autosexualité, conçue comme néfaste et/ou comme le péché originel. Cette "éducation" sexuelle par la violence s'accompagne le plus souvent de celle des châtiments corporels : coups , gifles, fessées. Ces dernières frappent par derrière ce qui se fait si gentiment par devant ; les coups les accompagnent jusqu'à la couronne d'épines et à la croix, comme enseigné par la toile de Max Ernstoù l'auréole tombée évoque le prépuce coupé. Elle est la norme dans la Bible et Jean-Baptiste et Jésus payèrent de leur vie leur prise de position en faveur du baptême par l'eau. Il y eut depuis lors de multiples tentatives d'abolition de la circoncision. La plus élaborée fut celle du mouvement des rabbins réformistes (*), mosaïstes, démocrates et féministes, né à Francfort en 1843. Il se prononça contre la circoncision pour des raisons sociopolitiques et juridiques : la circoncision isole les Juifs et est une atteinte criminelle contre l'enfant ("un rite barbare et sanglant", disait le rabbin Abraham Geiger ). Il combattait aussi la circoncision sur le terrain religieux: le Deutéronome (le livre de Moïse, et donc les Dix Commandements) ne la prescri(ven)t pas, Moïse s'opposa à celle de son fils (Exode, 4 : 24-26), elle ne fut pas pratiquée sous son règne (mais réinstaurée à Gilgal, pour les hommes seulement, après sa mort – Josué,5: 2-9), il n'y a pas (plus) d'équivalent pour les filles. Ce fut le premier mouvement juif de l'après-Renaissance à refuser la circoncision. Geiger et ses amis avaient parfaitement compris que Moïse était opposé à la circoncision mais, malheureusement, ils ne purent croire leurs yeux de la falsification qui dissimule qu'un des Dix Commandements interdit la circoncision. Lorsque les autorités rabbiniques réfutèrent leurs arguments, ils s'inclinèrent et la plupart des dissidents revinrent à la circoncision, après vingt ans de résistance. Mais l' "hérésie" gagna les Etats-Unis où certains pratiquent une cérémonie de nomination non mutilante. Depuis lors, seul Sigmund Freud dénonça sévèrement la circoncision, en 1909:


"Le complexe de castration est la plus profonde racine inconsciente de l'antisémitisme, "car, dans la nursery déjà, le petit garçon entend dire que l'on coupe aux juifs quelque "chose au pénis – il pense : un morceau du pénis – ce qui lui donne un droit de mépri-"ser les juifs."


L'abolition de la circoncision sous le règne de Moïse est rarement mise en lumière. C'est pourtant un fait historique (Josué, 5 : 5) et la coutume ne fut remise en vigueur à Gilgal qu'après sa mort (Josué, 5 : 2) – la Bible parle de recirconcision à cette occasion simplement parce que la première était la circoncision mosaïque, circoncision du cœur. Le livre de l'Exode montre que Moïse était opposé à la circoncision :


"Pendant ce voyage, il (Moïse) s'arrêta dans une hôtellerie ; le Seigneur l'aborda et "voulut le faire mourir (s'il ne faisait pas circoncire son fils). Séphora saisit un caillou, "retrancha l'excroissance de son fils et la jeta à ses pieds (du Seigneur) en disant : "Est-"ce donc par le sang que tu es uni à moi ?" Le Seigneur le laissa (Moïse)en repos. Elle "dit alors : "Oui, tu m'es uni par le sang, grâce à la circoncision !"

(Exode, 4 : 24-26) (*) (nos parenthèses)


Ces versets montrent que le pharaon (Adonaï, Aton) essayait de garder le contrôle des fugitifs et d'assurer son pouvoir par la circoncision. Mais Moïse la refusait ; il était conscient de ses conséquences psychologiques :


"La durée de notre voyage… avait été de 38 ans. A cette époque, toute la génération "guerrière avait disparu… " (Deutéronome, 4 : 14)


"Toute" fut quelque peu inexact. Séphora appartenait à une tribu circonciseuse et la circoncision était pour elle une banalité. Pour sauver la vie de son mari, lors d'une scène d'une atroce cruauté sous la menace du pharaon qui tenait Moïse enchaîné, elle réalisa l'opération. Folle de rage d'y avoir été forcée contre la volonté de son époux, elle réconforta ses hommes en bravant le pharaon par un geste insultant. Ce geste scella une alliance familiale contre pharaon et la circoncision. Mais l'enfant fut traumatisé à tel point que, quarante ans plus tard, il ordonna le crime collectif à Gilgal, prélude direct à Jéricho, le premier génocide de l'histoire.



Le Deuxième (**) Commandement abolit la circoncision


Le souci de condamner la circoncision forcée de son fils fut vivement présent chez l'auteur des Dix Commandements. Ce fut un père humilié, blessé dans la chair de sa chair et dans sa dignité, qui prononça solennellement la première déclaration des devoirs et droits de l'homme de l'histoire, à valeur universelle, base de l'éthique élémentaire et des systèmes juridiques (**). Abolissant la loi d'Abraham de soumission par la terreur, la nouvelle Alliance respecte le corps humain : "Ne commets point d'homicide." Aussi Moïse condamne-t-il la circoncision dès le Deuxième Commandement :


"Tu ne te feras point d'idole, ni une image quelconque de ce qui est… en bas sur la "terre." (Exode, 20 : 4)


Mahomet, adversaire de la circoncision comme Moïse, fit écho à ce verset :


"Tu n'altèreras pas la création de Dieu." (Coran, 30 : 30)


Car collective ou non, les mutilations sexuelles réalisent une image indécente, perverse, sur le corps de la personne humaine et la dénudation du gland fait du phallus un fétiche en semblant d'érection permanente ("C'est tellement plus joli !"). Adorateurs du phallus masculin et méprisant le féminin, les Égyptiens pratiquaient – et pratiquent encore – sur les filles et les garçons, la plus terrible répression qu'on puisse imaginer de l'autosexualité : la mutilation de ses organes spécifiques. Ils les avaient imposées aux Juifs en signe d'esclavage. Ayant libéré les Juifs, Moïse ne pouvait tolérer que certains perpétuent les coutumes barbares, sacrifices humains et sanglants hommages au polythéisme, aux divinités archaïques, telluriques, de fertilité et de procréation. Il dénonce le chapitre 17 de la Genèse. Un "Dieu jaloux" ne peut admettre l'idolâtrie du phallus. Mais les commentateurs orthodoxes du verset suivant:


"... je suis un Dieu jaloux, qui poursuis le crime des pères "(la mutilation sexuelle)sur (commise sur) les enfants jusqu'à la troisième et quatrième "génération… (grands-pères et arrière-grands-pères, aller au-delà est impossible)" (20 : 5),


au moyen d'un improbable double-sens, l'interprètent comme s'il disait : … qui poursuis les enfants pour les crimes des pères. Mais il ne le dit pas et pas moins de dix-sept inexactitudes ou négligences de l'interprétation rabbinique nous forcent à penser qu'elle est inexacte et que l'expression : "le crime des pères" désigne la mutilation sexuelle des enfants qui se trouve donc condamnée et abolie :


Ⅰ - Les arguments du bon sens

- premièrement, si la phrase avait ce sens, elle aurait aussi cette construction,

- 2èmement, le texte ne dit pas "les crimes" mais "le crime", un crime précis, bien connu, sur les enfants… : les mutilations sexuelles,

- troisièmement, affirmant que Dieu punit les enfants pour les crimes des pères, l'interprétation orthodoxe donne au terme "jaloux" le sens de soupçonneux jusqu'à l'injustice de condamner les enfants et petits-enfants, irresponsables de la criminalité paternelle. Les justes ne permettront pas cette interprétation ; un Dieu jaloux l'est de sa propre création, que l'homme n'a pas le droit d'altérer,

- quatrièmement, on ne pourrait d'ailleurs pas comprendre pourquoi une punition de la criminalité frappant toute la famille s'éteindrait pile à la quatrième génération ? Par contre il est naturel que la punition des criminels circonciseurs ne puisse être appliquée au-delà des arrière-grands-pères,

- cinquièmement, elle redouble le 6ème Commandement: "Ne commets point d'homicide.",

- sixièmement, le 2ème au contraire, met en exergue la criminalité pédo-sexuelle mutilatrice comme tout particulièrement répréhensible. Moïse avait conscience de la gravité des crimes de masse, frappant toute une partie de la population, les enfants en l'espèce. Situant justement la mutilation sexuelle parmi les crimes contre la création (l'humanité) il la distingue des crimes ordinaires. De même, le Coran interdit la circoncision (16 : 89 et 30 : 30), condamne sa généralisation par Abraham (2: 124 and 4: 118-119 et affirme partager (136: 2, 3 : 84 et 17 : 55) la conception mosaïque, à la fois théologique et humanitaire, qui respecte l'intégrité physique, la dignité, l'intimité et la pudeur de l'enfant,

- septièmement, et en conséquence, pour la première fois dans l'histoire, un législateur édicte une peine imprescriptible, frappant les vieillards des années après leur crime,


Ⅱ - Les arguments linguistiques et syntaxiques

- huitièmement, le singulier : "le crime des pères", renvoie à un crime précis ; s'il s'agissait de la criminalité en général selon l'interprétation orthodoxe, le texte aurait employé soit le double pluriel (les crimes des pères) soit le double singulier (le crime du père),

- neuvièmement, on ne poursuit pas un crime sur quelqu'un mais quelqu'un pour un crime et "enfants" est le complément indirect de "crime" et non de "poursuis" (plusieurs traducteurs utilisent "punis" pour éviter cette impropriété),


Ⅲ - Les arguments historiques (bibliques)

- (*) dixièmement, la circoncision n'a pas été pratiquée pendant le règne de Moïse ; elle fut remise en vigueur, à Gilgal, pour les hommes seulement, après la mort de Moïse (Josué, 5 : 2-9),

- (*) onzièmement, Moïse s'est opposé à la circoncision de son fils (Exode, 4 : 24-26),

- douzièmement, ces deux arguments impliquent que l’interdiction des mutilations sexuelles concerne les garçons aussi bien que le filles,

- treizièmement la version du 2éme Commandement dans le Deutéronome (5 : 8) biffe les termes "sur les enfants". Mais comment le texte le plus sacré de la Torah, puisque gravé par Dieu en personne sur des tables de pierre, aurait-il pu varier. L'Exode, bien connu du peuple, ne pouvait être falsifié qu'intellectuellement. La chose fut favorisée par le caviardage du Deutéronome, livre de prêtres, facile à modifier. Le coup de ciseaux put être opéré au retour de l'exil à Babylone, lors de la prétendue trouvaille du manuscrit enterré dans le temple. Il permit la remise en vigueur de la circoncision qu'il avait fallu abandonner dans les prisons de Nabuchodonosor ; c'était une coutume des "Egyptiens", ses pires ennemis

- quatorzièmement, quelques versets après le 2ème Commandements, la Bible l'éclaire et Moïse, en fin sexologue, se fait l'apologue de la pénétration calottée:


"Tu feras pour moi un autel de terre (*)… Si toutefois tu m'ériges un autel de pierres, "ne le construis pas en pierres de taille car, en les touchant avec le fer, tu les as rendues "profanes. Tu ne dois pas non plus monter sur mon autel à l'aide de degrés afin que ta "nudité ne s'y découvre point (notons que Moïse, en fin sexologue, se fait l'apologue de la pénétration calottée)." (Exode, 20 : 21-23)

Moïse affirme par cette image que la coutume païenne désacralise le corps de la personne humaine en offensant Dieu. Ces versets sont d'ailleurs à rapprocher du suivant :


"Dieu façonna l'homme – poussière détachée du sol – … " (Genèse, 2 : 7)


- (*) quinzièmement, Dieu ne fait pas de discrimination entre les sexes ; il est impossible qu'il ait ordonné à Abraham un signe d'alliance avec les garçons à l'exclusion des filles,

- (*) seizièmement, Abraham a aussi circoncis Ismaël et la circoncision, aussi néfaste aux uns qu'aux autres, ne donne pas plus de droit aux Juifs qu'aux Arabes sur la terre de Canaan.

- dix-septièmement enfin, en abolissant les mutilations sexuelles, Moïse abolit la discrimination inhumaine infligée à tous ceux qui se battaient pour défendre le respect de l'intégrité physique de leur enfants : l'exclusion du peuple qui ose institutionnaliser le racisme des "élus", le pire puisque prétendument identitaire,


Ce faisceau d'erreurs ou négligences convergentes, probablement volontaires, masque la bonne interprétation pour dissimuler la condamnation de la circoncision par le 2éme Commandement. "Le crime des pères" ne peut être que la mutilation sexuelle des enfants. En conséquence, Dieu n'a pas mal rédigé le 2éme Commandement. Les partisans – et victimes aveugles – des mutilations sexuelles l'ont habilement détourné par une interprétation sacrilège introduisant un double sens inexistant, pour cacher que "le crime des pères" était la mutilation perpétrée en Egypte sur les enfants des deux sexes. L'erreur évidente dans l'usage inadéquat de "poursuis" dans la traduction du rabbinat français s'analyse comme un aveu et une dénonciation inconscients de la falsification commise par les ancêtres.

Car lorsqu'il dicte ses Commandements, l'Eternel ne s'amuse pas à des double sens. Or ici au Sinaï, le contexte historique est celui de l'abandon des mutilations sexuelles. Pour rétablir la circoncision, ses fanatiques victimes ont falsifié le sens du 2éme Commandement en tirant le texte dans un contresens invraisemblable. La manipulation des fidèles est flagrante. La seule circonstance atténuante serait un déni pathologique de la réalité du sens du 2ème Commandement, dû à une foi aveugle dans le commandement d'Abraham et au profond traumatisme provoqué par sa mise en œuvre. Il est grand temps d'y mettre fin.


En abolissant celui d’Abraham, les 2ème et 6ème Commandements font des Dix Commandements, la première déclaration historique des devoirs et droits de l'homme, une déclaration du droit de l'enfant et de la personne humaine au premier de ses droits : celui à l'intégrité physique et à la propriété de son corps, interdisant toute mutilation sans motif grave et strictement médical. Religions et animismes pour qui un cheveu d'un enfant vaut moins que temples, livres et traditions orales, méritent de les voir détruits ou oubliées. On peut même penser que dans le Troisième Commandement :


"Tu n'invoqueras point le nom de l'Éternel ton Dieu à l'appui du mensonge... " (20 : 7),


Moïse reproche à Abraham d'avoir parjuré en prétendant que Dieu lui aurait prescrit la circoncision. Fin lecteur de la Bible, Mahomet a repris cette accusation dans les versets 4 : 118-119 du Coran. Car si Dieu a jamais enjoint la circoncision à Abraham, il l'a interdite à Moïse. Ou bien ce n'est pas le même Dieu ou bien il a changé d'avis entre les deux Alliances, ou bien encore Abraham a menti et aucun Dieu n'a jamais ordonné la circoncision.



Le Deutéronome condamne tout particulièrement les mutilations sexuelles


L'exégèse moderneestime que le Deutéronome fut écrit sous la direction de Moïse avec une grande unité de style (à la différence des autres livres de la Bible). Il ne se contente pas de condamner les mutilations sexuelles dans le Deuxième Commandement ; contrairement à d'autres livres de la Thora, il ne parle pas d'exclure les "non circoncis" du temple et du repas de Pâques mais il insiste sur le fait que la seule condition de la nouvelle Alliance est le respect des Commandements. En effet il prend soin, en les introduisant (*), de dire :


"Tout ce que je vous prescris, observez-le exactement, sans rien y ajouter... " (13 : 1)


Nous sommes en présence d’un Commandement préliminaire. Interdisant tout ce qui ne figure pas dans les suivants, et donc les mutilations sexuelles, il redouble le second.


Le Deutéronome parle par la suite à treize reprises (4 : 5, 4 : 8, 4 : 14, 4 : 45, 5 : 7, 5 : 31, 6 : 1, 6 : 20, 7 : 11, 7 : 12, 8 : 11, 11 : 1) des "lois et des règles… " (4 : 1) qu'il préconise mais les mutilations sexuelles n'y figurent pas, non plus que dans les règlements des versets 12 : 1 à 27 : 26. C'est d'ailleurs dans ces mêmes règles qu'il recommande, non sans humour :


"Tu te feras des glands aux quatre coins de la couverture dont tu te couvriras."

(22 : 12, Bible œcuménique)


Par contre, Moïse exclut les signes physiques distinctifs ; la consécration du peuple juif à la divinité lui interdit de se distinguer par des signes extérieurs grossiers:


"Vous êtes les enfants de l'Éternel, votre Dieu : ne vous tailladez point le corps, ne "vous rasez pas entre les yeux, en l'honneur d'un mort. Car tu es un peuple consacré à "l'Éternel, ton Dieu, et c'est toi qu'il a choisi, l'Éternel, pour lui être un peuple spécial "entre tous les peuples répandus sur la terre." (14 : 1),


et il se défie des derniers survivants (sexuellement mutilés) de la vieille génération belliqueuse :


"Celui qui a les génitoires écrasées ou mutilées ne sera point admis dans l'assemblée "du Seigneur." (23 : 2)


Pour signifier l'abolition de la loi d'Abraham, il souligne que l'Éternel a changé d'avis entre les deux Alliances :


"Ce n'est pas avec nos pères que l'Éternel a contracté cette alliance, c'est avec nous-"mêmes, nous qui sommes ici aujourd'hui, tous vivants." (5 : 3)


Il n'ignore pas l'ancienne Alliance :


"… il n'oubliera point l'alliance de tes pères… " (4 : 31)


mais semble se référer à la version du chapitre 15 de la Genèse, qui ne mentionne pas la circoncision, plutôt qu'à celle du chapitre 17. Puis il explicite la grande différence de nature entre les deux Alliances, différence qui condamne l'Alliance par la soumission :


"C'est face à face que l'Éternel vous parla... " (5 : 4),


Les deux Alliances sont incompatibles ; alors qu'Abraham avait gardé la face contre terre, la Nouvelle Alliance est un véritable pacte d'égal à égal, dans lequel Moïse a obtenu de pharaon l'abolition des mutilations sexuelles :


"Et maintenant, ô Israël, ce que l'Éternel, ton Dieu, te demande uniquement, c'est de "révérer l'Éternel, ton Dieu, de suivre en tout ses voies, de l'aimer, de le servir de tout "ton cœur et de toute ton âme, en observant les préceptes et les lois du Seigneur que je "t'impose aujourd'hui, pour devenir heureux." (10 : 12-13)


Par contre Moïse prescrit la "circoncision du cœur" :


"Circoncisez donc votre cœur, ne raidissez plus votre nuque." (10 : 16)


Invitant les Hébreux à se relaxer, Moïse souligne un symptôme obsessionnel, signe de fierté, certes, mais aussi de détresse émotionnelle, d'une crainte de la décapitation, de la castration totale, de l'impuissance. Cette "circoncision" est concédée par Dieu comme une grâce :


"Et l'Éternel, ton Dieu, circoncira ton cœur et celui de ta postérité pour que tu aimes "l'Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur et de toute ton âme, et assures ton existence."

(30 : 6) (*)


La mention de la descendance, référence à l'Alliance avec Abraham, est significative du remplacement de la circoncision du corps par celle du cœur.


En faisant du respect de la loi naturelle la seule exigence de l'Alliance avec la divinité, Moïse a aboli les mutilations sexuelles. L'époux de Séphora la bédouine garda son peuple dans le désert pendant quarante ans ; il aimait la vie des nomades et n'avait pas la puissance militaire nécessaire pour envahir le pays de Canaan sans l'aide de l'armée égyptienne, aide qui lui était refusée parce qu'il ne voulait pas imposer la circoncision.On peut aussi penser que le fils de bédouins qui avait tué l'assassin égyptien (Exode 2 : 11-12), préféra le nomadisme, vanté par les écrivains juifs d'aujourd'hui, au génocide de ses frères. Ce refus lui fut fatal ; regroupée autour du fils circoncis de Moïse et profitant de sa mutilation, la vieille garde circonciseuse décréta le retour en arrière et, comme le pensaient Freud et quelques égyptologues, Moïse fut probablement assassiné lors d'un coup d'état préalable à Gilgal où les lévites judéens firent… la peau de celui qui préférait la garder toute.

Pour conclure ce rappel biblique, Dieu ne peut pas avoir ordonné la circoncision à Abraham et avoir condamné les mutilations sexuelles pour Moïse. Comme nous l'a révélé "Les secrets de l'exode", le Dieu en question était un homme divinisé, le pharaon égyptien, puis un de ses successeurs pour la 2ème Alliance. L'archéologue Madame Desroches-Noblecourt vient d'apporter un fleuve à cette thèse : on a retrouvé une transcription des Dix Commandements dans un tombeau de l'époque des pyramides . Serait-ce la tombe du pharaon Moïse, Ramsès Ier, Ra-Mesou (Mesou pour Moïse), selon les explications des frères Sabbah ?

Notre restitution du sens de la 2ème Alliance, alliance par la parole plutôt que par la mutilation, situe la chrétienté dans le droit fil du judaïsme mosaïque, authentique, modéré, adversaire et martyre de l'extrême-droite lévitique. Cette dernière tolère les philosophes (Spinoza, Marx, Freud), elle massacre les chefs religieux ou politiques (Moïse, Jean-Baptiste, Jésus, Rabin). Elle situe aussi les mutilations sexuelles comme une insidieuse technique de domination par mise sous terreur inconsciente, criminalité d'état contre l'humanité.

Aussi nous rendons hommage au génie du grand législateur ennemi de l'esclavage et de la barbarie, pour son invention juridique majeure des concepts de crime contre la création (humanité) et de peine imprescriptible. Il eut l'intuition de la gravité particulière d'un crime frappant toute une catégorie de la population : les enfants. Mais Moïse avait la "bouche pesante et la langue embarrassée" (Exode, 4 : 10), probablement parce qu'il avait été un enfant séparé de sa mère à la naissance. Il était traumatisé de surcroît par la scène atroce, qu'il a subie impuissant, de la circoncision de son fils par sa propre femme. Aussi son avancée pénaliste fut victime de sa profonde répulsion à l'emploi même du terme de circoncision ; il formula la loi nouvelle par périphrase. Les traditionalistes puritains en profitèrent pour falsifier le sens du Deuxième Commandement.

Voici des millénaires que certaines cultures, pour dominer la population par un traumatisme provoquant une profonde culpabilité sur la vie sexuelle (le "péché originel"), ignorent la loi mosaïque garantissant le respect du corps et du droit de la personne humaine à sa propriété. Les revendications acerbes de droit à la liberté des cultes et d'un respect des cultures ignorant celui de l'enfant exercent une intimidation éhontée qui a interdit aux gouvernements et aux tribunaux de condamner en bloc les mutilations sexuelles infantiles quel que soit le sexe de l'enfant. Même en Europe, ce n'est qu'en avril 2006, qu'un tribunal correctionnel finlandais ,a suivi les réquisitions du ministère public pour mettre la circoncision au rang de la criminalité de droit commun, sans qu'une peine soit prononcée. En septembre 2007, cette décision a trouvé écho à la cour d'appel de Francfort qui a déclaré la circoncision passible de dommages et intérêts pour atteinte aux droits de la personne et agression illégale contre le corps , . Encore fallut-il, dans les deux cas, que l'enfant fût défendu par un de ses deux parents sans quoi rien n'aurait été fait ; lorsque les deux parents sont d'accord, l'enfant est irrémédiablement victime. Alors que la lutte contre les mutilations sexuelles infantiles est principalement le fait de l'initiative privée (*), le droit positif des démocraties et de la déclaration universelle des droits de l'homme en ce domaine gagnerait à revenir à la lettre des Dix Commandements. Car le traumatisme des mutilations sexuelles infantiles, odieuse manipulation de l'inconscient par les castes militaires, sacerdotales ou médicales, est de nature à traumatiser et culpabiliser la personne humaine en enracinant profondément la croyance à un péché originel, et à fanatiser les croyants en leur donnant la conviction de la supériorité de leur croyance. Mais en vérité, les mutilations sexuelles infantiles sont le seul péché originel. Ce dogme doit être abandonné. La loi ne peut pas parler contre la vie.

Voila pourquoi nous prêchons le retour à la vision profondément respectueuse de la personne humaine, quel que soit son âge et son sexe, du grand libérateur du peuple juif et à son historique déclaration des droits de l'homme. Longtemps avant l'apparition de la démocratie, a interdit à un homme de tuer ou de mutiler un autre homme, prohibant par là même la peine de mort et instituant le droit de la personne humaine à la propriété de son corps.



La seule terre promise est celle de la tombe,

Make love with your foreskin, not war without it!



"L'acier qui nous mutile du satin,

"Nos blessures inutiles au lointain,

"Nous ferons de nos grilles des chemins,

"Nous changerons nos villes en jardins."

Jean-Jacques Goldman (Il suffira d'un signe)



Sigismond

Seule la critique des larmes et l'arme de la critique pourront faire taire la critique des armes.


( HYPERLINK "mailto:oldsigismund@hotmail.com" oldsigismund@hotmail.com –HYPERLINK "http://groups.msn.com/circabolition" http://groups.msn.com/circabolition)

Martin S. Thy Rod and thy staff they comfort me, Christians and the spanking controversy. Sorensic; 2006.

La Vierge corrigeant l'enfant Jésus devant trois témoins : André Breton, Paul Eluard et le peintre. Cologne : Museum Ludwig.

(*) L'Encyclopaedia Judaica israélienne est la seule à admettre que les Juifs allemands réformistes ont abandonné la circoncision pendant vingt ans et à oser aborder le fond de la controverse religieuse (cf. ci-dessous). Ni le Dictionnaire encyclopédique du judaïsme (Paris : Éditions du cerf ; 1993) ni l'Encyclopedia of Judaism (New York : Neusner ; 1999) ne le font. Cette dernière soutient que seules des intentions d'abandon du rite furent formulées, soulevant un tollé. Mais la plupart des encyclopédies mentionnent les circoncisions forcées opérées par les Macchabées sur leurs coreligionnaires "hérétiques". Les tentatives de révolte contre l'holocauste des prépuces, responsable indirect de celui du peuple juif, sont le plus souvent mises sous le boisseau.

Cité par le Dictionnaire encyclopédique du judaïsme. Paris : Éditions du cerf ; 1993. p. 433.

Encyclopaedia Judaïca. Jerusalem : Keter publishing house limited ; 1972. t. V, p. 571.

Le petit Hans. 1909. Paris : PUF ; 1993. O.C., X, p. 31, n. 1.

(*) La Bible. Traduction du rabbinat français. Paris : Les éditions Colbo ; 1966.

Sabbah M. & R. Les secrets de l'exode. Paris : Jean-Cyrille Godefroy ; 2000.

(**) numérotation rabbinique

(**) Moïse fut aussi le fondateur d'un des tout premiers systèmes juridictionnels à deux échelons. Cependant, les limites du leader charismatique qui d'un côté rassemblait son peuple pour lui réciter des poèmes, de l'autre n'hésitait pas à commettre le génocide des peuples qu'il rencontrait sur sa route, sont évidentes. Une loi formulée à la deuxième personne est celle d'un dictateur qui, s'affirmant Dieu, se réserve le droit de la violer.

(*) Ces arguments sont ceux du mouvement réformiste juif allemand.

Sabbah M. et R. Les secrets de l'Exode. Paris : Jean-Cyrille Godefroy ; 2000.

(*) Les temples d'Akhet-Aton étaient bâtis en briques de terre de paille (cf. "Les secrets de l'Exode").

cf. l'article "Bible" de l'Encyclopaedia Britannica

(*) Un Onzième Commandement synthétise les premiers : "Tu aimeras l'Éternel ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton pouvoir." (6 : 5).Jésus-Christ l'a étendu en recommandant : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

(*) Les versets 10: 16 and 30: 6 sont les seules acceptions du terme "circoncision" dans tout le Deutéronome.

Figaro Magazine. 13 mai 2005, n° 18902.

http://www.hs.fi/english/article/Court+rules+circumcision+of+four-year-old+boy+illegal/1135220958830

HYPERLINK "http://www.france.fi/article.php3?id_article=1142" http://www.france.fi/article.php3?id_article=1142 - CIRCONCISION (site de l'ambassade de France en Finlande)

HYPERLINK "http://tinyurl.com/2w73d5" http://tinyurl.com/2w73d5

HYPERLINK "http://www.jta.org/cgi-bin/iowa/breaking/104271.html" \t "_top" http://www.jta.org/cgi-bin/iowa/breaking/104271.html

(*) www.nocirc.org, enfant.org










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