L'éthique contre le SIDA, pas les statistiques - Sigismond

From Peaceful Beginnings

(des études biaisées, sexistes et racistes sur des cobayes humains noirs)


Introduction

"Celui qui sacrifie une liberté essentielle à une sécurité éphémère et aléatoire ne mérite ni la sécurité ni la liberté." Benjamin Franklin

L'éthique, la déontologie et la loi interdisant l'amputation pour motif prophylactique, même une protection à 100% par la circoncision ne justifie pas un "vaccin" mutilant.

Pour lutter contre le SIDA, les méthodes saines et sûres sont le plaisir personnel (autosexualité), la détection du virus HIV par un test préalablement à des rapports non-protégés, la fidélité (la monogamie est recommandée) et le préservatif. Talbott a montré (1) qu'en Afrique, le continent le plus atteint, le grand vecteur de l'épidémie n'est pas le prépuce mais la prostitution. Les prostituées africaines, quatre fois plus nombreuses, sont quatre fois plus contaminées que celles du reste du monde. Mais il faut aussi écarter résolument le "dry sex", la sodomie, le multi-partenariat, l'adultère, la polygamie et l'homophilie, lorsque ce n'est pas le tourisme zoosexuel avec les singes porteurs endémiques du virus (probablement à la source de l'épidémie ; il a suffit d'un homophile zoophile pour transmettre le virus à l'humanité). Insistons sur le fait que l'usage des drogues et l'euphorie provoquée favorisent dangereusement la prise de risque. La violence appelle la violence et l'on ne combat pas la débauche par la violence des mutilations sexuelles ; pour tous ceux qui n'ont pas encore trouvé une relation stable avec une personne saine, l'autosexualité est le plus sûr recours contre l'épidémie. Cela suppose de ne pas avoir été privé de ses organes naturels spécifiques: le clitoris (son ablation peut être comparée à la castration du pénis) et le prépuce (la circoncision est une menace de castration qui traumatise même les petites filles). Dans un continent où les femmes sont maintenant les plus atteintes par une épidémie initialement diffusée par des hommes, elles sont les premières intéressées à adopter l'éthique de la fidélité. Et ce d'autant plus que c'est aussi une éthique d'égalité dans laquelle la perte de diversité est récompensée par le gain en sécurité affective, et par l'approfondissement des relations.

En dépit de cela, trois importantes enquêtes (2, 3, 4) sur l'efficace de la circoncision pour protéger les hommes du HIV ont été menées en Afrique sub-saharienne. Elles ont succédé à toute une série depuis vingt ans, avec les mêmes buts et résultats, mais la presse nous a resservi la même très discutable conclusion qui a finalement déterminé l'OMS à recommander la circoncision de masse en Afrique.


Sexisme et racisme dans la présomption de contamination et dans l'absence d'une information vitale

Dans aucun pays développé (sauf peut-être les États-Unis), les enquêteurs n'auraient songé à proposer une alternative circoncision-préservatif qui suppose que la partenaire est contaminée. La déontologie élémentaire interdit d'envisager la possibilité d'un tel choix avant d'avoir réalisé le test.

De plus, dans la première étude, le test a été pratiqué pour les besoins de l'enquête, sans que les sujets soient informés du résultat. Il apparut en effet, au tout début, que 146 (72 + 74) des sujets étaient porteurs du virus (5). Ces personnes n'en ont pas été averties (6) ! Du point de vue des victimes, et surtout des victimes potentielles, il s'agit de racisme ; une telle décision serait impensable dans un pays développé. Il est inadmissible que des médecins aient porté atteinte au droit à la dignité de personnes humaines en les privant d'un diagnostic de contagion létale. Même le journaliste qui a dénoncé ce racisme à l'encontre des contaminés n'a pas songé à le dénoncer envers les non contaminés qui avaient le droit et le devoir de savoir. Ce manque de soin médical peut expliquer le manque de précautions ultérieur de certains. Cette étude a été refusée à la publication en Europe, par The Lancet (7), mais elle fut publiée aux États-Unis encore majoritairement circonciseurs. Un tel usage des fonds publics octroyés par le gouvernement français à l'INSERM ou à Agence nationale de recherche sur le SIDA est consternant.


Cobayes humains

La démarche de ces études fait dresser les cheveux sur la tête. A Orange Farm, une banlieue pauvre de Johannesburg, 3 128 hommes ont été recrutés (2). 1 546 cobayes humains ont été circoncis d'emblée. Les autres ont subi la mutilation 14 mois plus tard. Car selon les hâtifs et naïfs promoteurs, le succès de l'entreprise fut tel qu'ils l'arrêtèrent pour circoncire le reste de l'échantillon.

Les auteurs de l'enquête se sont donné bonne conscience en fournissant à leurs victimes préservatifs et conseils. Mais il fut un temps où les expérimentations sur des humains s'abritaient derrière les barbelés des camps d'extermination. Aujourd'hui elles se font au grand jour ; pour proclamer les résultats soi-disant positifs de forfaits réalisés avec la collaboration de victimes médusées par le titre de médecin, quelques scientifiques obtiennent une consécration médiatique dans les congrès de la Société Internationale du SIDA. Science, que de crimes on commet en ton nom !


Les hommes seulement, les noirs seulement

L'enquête d'Orange Farm se dit "randomisée" (statistiquement représentative de la population par tirage au hasard) mais les femmes en ont été exclues. Mais depuis quand une population est-elle composée d'un seul sexe ? ! De plus, comment une petite ville de noirs pourrait-elle représenter la population sud-africaine qui inclut 11 % de blancs ? ! Délibérément androcentrées et ethnocentrées, les trois études sont d'autant plus statistiquement biaisées qu'elles renseignent les risques de transmission de la femme à l'homme sans avoir recensé le nombre de femmes infectées en contact avec les sujets de chaque échantillon. Elles ne prennent pas non plus en compte l'âge, le statut marital et la religion, si importants en matière de conduite sexuelle.


Une fascinante conclusion à court terme

L'enquête d'Orange Farm confirme que sur une période de 14 mois, la circoncision diminue considérablement le nombre de contaminations masculines, de 60% plus faible chez les mutilés. Deux enquêtes similaires, menées au Kenya et en Ouganda, sur une période un peu plus longue (15 mois), ont montré une diminution de la "protection" qui passe de 60 à 53 et 48% (3, 4). Cette diminution rapide de l'effet protecteur, en un mois de temps, montre que la circoncision ne fait que retarder l'entrée du VIH. Cependant, il y a de bonnes raisons de penser qu'à long terme, le remède sera pire que le mal.


Des études contradictoires

Tout d'abord, le Conseil national du SIDA a remarqué qu'au Lesotho à moitié circoncis, le SIDA frappe les mutilés à 22,8% contre 15,2% pour les intacts. Ensuite, l'enquête de Garenne (8) sur 13 pays africains montre qu'à long terme, il n'y a pas de différence entre les mutilés et les intacts


Deux facteurs biologiques prédisposants

Une mutation génétique frappant les Africains expliquerait aussi leur grande vulnérabilité à l'épidémie (9). Ensuite, Chenine & al. (10) ont montré qu'un ver d'eau qui contamine particulièrement la population sud-africaine, affecte 50% des femmes, renforce aussi cette vulnérabilité.


Les conséquences à long terme

Chez les victimes qui subiront toute leur vie le résultat de l'opération, sa mise en œuvre aboutira à l'effet inverse : propager l'épidémie par négligence de l'usage du préservatif, pour deux raisons. D'une part les sexuellement mutilés – en particulier les jeunes sujets – se croiront suffisamment protégés. La rumeur s'en répand déjà en Afrique : "La circoncision, c'est le meilleur préservatif (ou le meilleur vaccin) !" D'autre part et surtout, en portant atteinte à la sensibilité du gland (10), la circoncision rend l'utilisation du préservatif, déjà peu agréable aux entiers, carrément rébarbative. L'extension de l'épidémie en Afrique et aux USA – où la majorité de la population mâle est circoncise – suggère fortement qu'à long terme, la circoncision a l'effet inverse du but recherché. Le fait est que les USA sont le pays développé où l'épidémie s'est le plus propagée.

La deuxième conséquence sera une aggravation de la transmissibilité du virus aux femmes – et aux enfants des femmes enceintes – due à l'abrasion du vagin provoquée par l'absence du prépuce. Deux enquêtes (11, 12) ont révélé que ce dernier limite les frottements irritants pour le vagin, pour trois raisons. Tout d'abord, les hommes normaux recherchent les sensations fines procurées par l'exquise sensibilité érogène et tactile du prépuce (celle du gland est purement érogène), par des mouvements d'amplitude modérée, dans un acte moins gymnastique, plus lent, doux et tendre. Ensuite, le prépuce coulisse sur la hampe si bien que les frictions contre le vagin sont réduites. Enfin, par sa mobilité et ses replis, il joue un rôle semblable à celui des segments d'un piston et permet d'éviter l'évacuation des sécrétions vaginales par la couronne du gland. A l'inverse, pour compenser leur perte de sensibilité, les non-intacts ont besoin d'une grande amplitude de mouvement induisant, certes, le massage profond du gland recherché mais aussi des frottements intenses. De plus le champignon de la couronne de leur gland évacue peu à peu les sécrétions et le vagin s'irrite. Nous savons déjà que les femmes sont deux fois plus susceptibles d'être contaminées que les hommes. La circoncision ne peut qu'aggraver ce chiffre. Les rapports 2004 et 2006 d'ONUSIDA (13) ont révélé qu'en Afrique subsaharienne, où la circoncision touche moins de 20% des hommes, les femmes représentent 59% des personnes contaminées. Mais l'Afrique subsaharienne est la terre du "dry sex", qui exclut le préservatif et irrite au maximum. Une enquête récente (14) a révélé que les femmes de mutilés sont davantage susceptibles de contracter le HIV.


Conclusion

La grande sophistication statistique de ces études a dissimulé l'efficacité à court terme, traîtresse, de la solution qu'elles préconisent. De plus, faute d'intégrer les facteurs éthiques et comportementaux, les études statistiques, quelque fascinants que puissent être leurs résultats, sont susceptibles d'être gravement trompeuses. L'effrayante étendue de l'épidémie de SIDA en Afrique a, une fois de plus, favorisé la culpabilisation d'un prépuce décidément bouc émissaire favori des épidémies de phobie puritaine. Si l'on ajoute la vulnérabilité génétique et celle provoquée par le schistosoma mansoni, on est bien forcé de relativiser le rôle du prépuce.

Il y a encore en Afrique de nombreux peuples qui ont résisté à l'épidémie de circoncision. La probabilité est maintenant élevée qu'ils abandonnent leur antique sagesse devant l'envahissement pseudo scientifique, néo-colonisateur, qui recommande la circoncision contre le SIDA à Pretoria mais pas à Paris. Alors que sur réquisition du ministère public, un tribunal finlandais a reconnu que la circoncision est une atteinte pénale, alors que l'Afrique du Sud fut le premier pays au monde à interdire la circoncision des enfants de moins de seize ans sans leur consentement, quelques médecins tirent argument de l'épidémie de SIDA pour généraliser la barbarie et mutiler les derniers représentants noirs d'une éthique qui respecte l'enfant et refuse la distinction quasi-raciste qui prétend fonder des identités collectives sur une destruction de celle de l'espèce.

La circoncision générale – et bientôt la manipulation génétique dans un "meilleur des mondes" – plutôt que la lutte contre les causes réelles de l'épidémie, voilà la solution à long terme suggérée par des apprentis sorciers qui bénéficient de la crédulité, du conformisme et de l'antique superstition hygiéniste qui favorisent la criminalité pédo-sexuelle. La psychanalyse verra là un avatar de la sadique et obsessionnelle compulsion, parentale et sociétale, à menacer de castration les fils et les filles, voire à castrer ces dernières de leur organe érectile, pour mieux les soumettre elles et eux. Cette menace n'étant pas verbalisée, elle demeure inconsciente et ses conséquences peuvent être désastreuses.

En tous cas, même si la circoncision a une forte incidence sur la transmissibilité du SIDA, un remède sûr à 60% à court terme doit être écarté s'il peut dissuader de l'utilisation d'un remède sûr à 99%. Comme l'a déclaré le président de l'Ouganda, on n'a pas le droit de négliger un risque de 40%. Deuxièmement et surtout, nous avons vu que l'effet protecteur décroit rapidement dans le temps.

Non seulement l'éthique élémentaire interdit de mutiler le corps humain à titre préventif mais encore les mutilations puritaines et le laisser-faire vis à vis de la débauche ne peuvent pas sauver l'humanité du SIDA (8, 15, 16). Des voix africaines se sont déjà élevées (17) pour dénoncer les comportements, maintenant bien connus, responsables de son développement. Au lieu de s'y opposer, la circoncision va les favoriser. Cette solution est donc plus aberrante encore que l'ablation des seins en prévention du cancer. L'épidémie de SIDA, plus encore que les autres MST, rappelle à un monde égaré par le règne de la pornographie les règles élémentaires de l'éthique amoureuse : "On ne doit pas faire l'amour sans amour véritable et l'amour véritable (respect, tendresse, fidélité) n'existe pas sans connaissance véritable." Leur mise en œuvre ne peut se faire sans l'abandon du tabou de l'autosexualité. Selon le slogan de Marilyn Milos (19), le SIDA ne doit pas être combattu par l'amputation mais par l'éducation. L'éthique et l'éducation permettent de lutter réellement contre le SIDA, l'ordre moral circonciseur ne le peut pas. C'est pourquoi la circoncision pour motif statistique, récemment décrétée par les fonctionnaires de l'OMS, est une aberration éthique. Deux sociétés : l'Australian Federation of AIDS Organizations (AFAO) (20) et l'Office national du SIDA (21) français, ont déjà réagi contre la recommandation de l'OMS.

Entre l'aggravation de la transmissibilité aux femmes, la démotivation pour l'utilisation du préservatif et l'effritement de la protection dans le temps, non seulement le remède sera pire que le mal mais encore il aura détourné des sommes importantes du seul remède efficace et de la recherche. La jet society urologique s'offre en Afrique, aux frais des contribuables, des séjours coûteux pour l'écosphère. Elle tente de se faire décerner les palmes de Schweitzer en faisant l'économie de l'installation à Lambaréné. Les trois enquêtes sur le SIDA menées en Afrique sub-saharienne furent un cri d'alarme à l'univers que la sécurité des préservatifs est faite pour les riches blancs tandis que la circoncision est un pis-aller, fallacieux et à court terme, pour les pauvres noirs. Cependant, ces derniers feraient mieux de s'offrir des préservatifs plutôt que les prostituées par lesquelles ils contaminent leurs femmes de retour à la maison. En tout cas, il ne faudrait pas que les plus jeunes aient à souffrir d'une épidémie résultant de l'inconduite de leurs aînés ni l'ensemble de la population masculine de celle de quelques-uns.

Comme remarqué par Marilyn Milos le 6 septembre 2008, lors de la conclusion du 10ème symposium de NOCIRC à la Faculté de droit de l'Université de Keele (U.-K.), lorsque des blancs viennent en Afrique pour mutiler les pénis des noirs, cela s'appelle du racisme. Lorsque des blancs recommandent la circoncision contre le SIDA en Afrique sans en faire autant pour le reste du monde, cela s'appelle aussi du racisme.


Sigismond – (Michel Hervé Navoiseau-Bertaux), HEC, Lic. Sc. Éco. oldsigismund@hotmail.com

Chercheur en psychanalyse, spécialiste des mutilations sexuelles infantiles (MSI), auteur de “Mutilations sexuelles, le point de vue de l'enfant”, disponible gratuitement sur intactwiki.org ou http://groups.msn.com/circabolition

(1) J. Talbott. "Size matters: the number of prostitutes and the global HIV/AIDS pandemic". PLoS ONE 2(6). http://plosone.org/doi/pone.0000543

(2) Auvert B, Tallard D, Lagarde E, Songnim-Tambekou J, Sitta R, et al. (2005) Randomized, Controlled Intervention Trial of Male Circumcision for Reduction of HIV Infection Risk: The ANRS 1265 Trial. PLoS Med 2 (11) : e298. http://medicine.plosjournals.org/perlserv/?request=get-document&doi=10.1371/journal.pmed.0020298

(3) Bailey C, Moses S, Parker CB, et al. Male circumcision for HIV prevention in young men in Kisumu, Kenya: a randomized controlled trial. Lancet 2007 ; 369 : 643–56. http://www3.niaid.nih.gov/news/newsreleases/2006/AMC12_06.htm http://www3.niaid.nih.gov/news/QA/AMC12_QA.htm

(4) Gray H., Kigozy G., Serwadda D. et al. Male circumcision for HIV prevention in young men in Rakai, Uganda: a randomized trial. Lancet 2007 ; 369: 657-66.

(5)http://medicine.plosjournals.org/perlserv/?request=slideshow&type=figure&doi=10.1371/journal.pmed.0020298&id=38884

(6) Schoofs M, Lueck S, Phillips MM. Study says circumcision reduces AIDS risk by 70%. Findings from South Africa may offer powerful way to cut HIV transmission. Wall Street Journal 2005 July 5: A1.

(7) Cohen J. AIDS research. Male circumcision thwarts HIV infection. Science 2005 Aug 5; 309 (5736): 860.

(8) Garenne M. Long term population effect of male circumcision in generalized HIV epidemic in sub-Saharan Africa. African Journal of AIDS Research 2008, 7 (1): 1–8.

(9) He W. et al. Duffy antigens receptors for chemokines mediates trans-infection of HIV-1 from red blood cells to target cells and affects HIV-AIDS susceptibility. Cell Host and Microbe 2008 ; 4 : 52-62.

(10) Chenine A.-L., Shai-Kobiler E., Steele L., Ong H., Augostini P., Song R., Lee S., Autissier P., Ruprecht R., Secor W. Acute schistosoma mansoni infection increases susceptibility to systemic SHIV clade c infection in rhesus macaques after mucosal virus exposure. PLOS neglected tropical diseases, July 2008. http://www.plosntds.org/article/info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pntd.0000265#aff3

(11) Sorrells M., Snyder J., Reiss M., Eden C., Milos M., Wilcox N., Van Howe R. Fine-touch pressure thresholds in the adult penis. BJU International 99 (4), 864-869. http://www.icgi.org/touch-test/touch-test-article.pdf

(12) O'Hara J., O'Hara K. The effect of male circumcision on the sexual enjoyment of the female partner. BJU International 1999; 83 (suppl. 1): 79-84. http://cirp.org/library/anatomy/ohara

(13) Boyle G. Bensley G., Effects of male circumcision on female arousal and orgasm. N Z Med J 2003; 116 (1181): 595-6. http://cirp.org/library/sex_function/bensley1

(14) http://data.unaids.org/pub/EpiReport/2006/2006_EpiUpdate_Fr.pdf

(15) http://www.icgi.org/2008/02/wives-more-likely-to-contract-hiv-from-circumcised-husbands/

(16) Green G. McAllister R., Peterson K., Travis J. Male circumcision is not the HIV 'vaccine' we have been waiting for! Future HIV Therapy, May 2008, Vol. 2, n° 3, 193-199.

(17) T. Dinh. Genital warts among 18- to 59-year-olds in the United States, National health and nutrition examination survey, 1999-2004. Sexually Transmitted Diseases 35 (4): 357-360, April 2008.

(18) http://geocities.com/RainForest/3719/circoncision.html

(19) NOCIRC 2006 newsletter. http://www.nocirc.org (NOCIRC publications)

(20) http://www.afao.org.au/view_articles.asp?pxa=ve&pxs=169&pxsc=&pxsgc=&id=633

(21) http://www.sida-info-service.org/direct/news.php4?id=384